France … around the world…

objectif(s): découverte, rencontres, faire durer tant que possible, et arriver enfin à m’installer ailleurs qu’à Paris. Un voyage, un départ, mais pas d’arrivée. Pas de retour en tout cas.

COUP DE PIED AU CUL

Depuis un bon nombre d’année, peut-être cinq ou six, je dis à chaque ‘rentrée’ que je ne veux plus passer l’hiver à Paris. Sans succès. Et l’ironie de tout cela, c’est que les étés sont maintenant quasiment aussi ignobles que les hivers…
Mon manquement à mon engagement l’hiver dernier fut un réel échec. D’autant plus évident maintenant en ce début août.

Non, après tant d’années, je vois que je suis incapable de quitter mon nid juste comme ca pour aller m’installer ailleurs, et d’autant que je ne sais pas ou est cet ailleurs.

Par ‘ailleurs’, mes récents voyages au Guatemala et en Syrie m’ont vraiment profondément marqués. L’émotion, l’épanouissement que me procurent ces voyages et ces rencontres sont sans conteste ce que j’ai pu vivre de plus fort et ce qui compte le plus pour moi.

La vie est courte, elle est unique, elle est précieuse, il faut la vivre a fond à travers ses convictions, pour soi et pour ceux que l’on aime. Maintenant!

De ces quelques constats, de la maturité de mes envies et de mes émotions, de ma situation actuelle personnelle et familiale, amoureuse et affective, de l’existence de mes frustrations, de l’évidence de mon besoin d’épanouissement et de me révéler au monde tel que je suis, il apparait qu’il me faut un impulsion, un but, une étape significative.

Cette étape sera donc un long voyage. A la rencontre des gens de ce monde, des hommes, de la vie, des sociétés, des cultures et des langues. “Quitter Paris” prend tout son sens, au pied de la lettre. Un grand voyage pour ne pas revenir.

AMIS AUTOUR DU MONDE

Un autre élément déclencheur important également est le fait que bon nombre de mes amis sont parsemé autour du monde. Des amis, ou des connassances, des contacts, des envies de découverte de pays et de culture, il se forme automatiquement une ligne sinuiseuse à travers le globe. Nikki à Bangkok, Paul à Sydney, Manu à Bora Bora, Joe à Hawai, Shawn Rae à Los Angeles… entre autres!

Pas besoin de me poser de question ou d’avoir à trancher, je SAIS ou je veux aller et par ou je veux passer. Un itinéraire, un parcours, des étapes, des épreuves, mais pas de destination finale.
Je me réjouis, et je suis particulièrement émus et enthousiasmé que des amis m’ont déjà fait savoir qu’il souhaitaient qu’on se retrouve pour partager pendant leurs vacances un épisode de mon aventure. MErci Isabelle, l’Azerbaidjan nous attend !

Le trajet commence par un chemin de fer, se poursuit par une route, qui se tranforme en chemin, puis en sentier qui progressivement s’efface. Je relève la tête, et je ne vois plus rien, plus une trace, personne. Ca c’est la situation au départ. Partir sans attache. Pas de boulot, pas d’appart, de préférence pas d’amoureux, assez d’argent pour payer ce qui reste à payer en France, et pour subvenir à un voyage d’un an. Mais au fur et à mesure du voyage, par les rencontres, les imprévus, les épreuves, les coups durs, les joies aussi, le chemin va se tracer de lui-même. Un chemin qui de toute façon sera un aller simple.

PAS DE RETOUR

Oui, pas de retour. Le voyage ne finira pas en quelque sorte. Partout où cela me sera possible et ou l’envie m’en dira, je me poserai un mois, deux mois, en bossant de préférence dans une structure touristique: hôtel, restaurant, agence de voyages… un domaine dans lequel les recontres avec les voyageurs et les locaux sont au maximum.

Une maison d’hôte à Hawai (Joe!), un grand hôtel à Bora Bora (Manu!), un bar à Phuket, un restaurant à Singapour, un boulot d’accompagnateur en Argentine… me poser, découvrir, prolonger le plaisir en gagnant suffisamment d’argent pour ne pas en perdre… Combien de temps, ou? je ne sais pas.

Trainer, ralentir, progresser, agrandir, réfléchir, partager. Tout cela se passe dans une direction, dès le départ, la direction c’est le point de départ, mais pas la destination. Vers l’Europe, autour du monde. Si chaque arrivée est suivi d’un départ, ma progression se fera vers l’Europe, si je traverse l’Atlantique un an ou deux plus tard, je me poserais peut-être à Londres, ma deuxième maison. Ou peut-être à Lyon ou Toulouse, plus près des montagne et de la nature, pour continuer à pratiquer les sports que j’aime et que le choc ne soit pas trop dur.

PRÉLIMINAIRES

Après le rêve et les idéaux, avant la réalité, ses difficultés et ses réjouissances, avant de fermer le sac et de le mettre sur le dos, il faut préparer: budget, formalités, organisation personnelle et professionnelle ici à Paris.

Vous l’aurez compris, le projet n’est pas né d’hier. Il est réfléchi, murri. Le parcours est tracé grossièrement. Je me renseigne sur les formalités, les moyens de transport, le budget. Je pratique le couchsurfing en qualité de host pour commencer, et j’envisage des weekends ‘budget‘ cet hiver (!) pour me faire la main. Mais je réfléchi aussi sur un but pour m’animer au quotidien, des buts à courts termes pour me remettre en selle dans les moments difficiles. Des moments de solitude, de doute, de remise en question et de tourmente. Ne pas reculer, ne pas revenir, AVANCER.

Ce blog est la pour ça. Ce blog est un but : compter mon voyage, comme beaucou l’ont fait avant moi et faire bénéficier de mon expérience ceux qui seraient tentés par l’Aventure ou intéressés par la mienne.
Je présenterai ici des billets concis, émus.

Départ prévu en avril 2012.

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